26-08-13

L’autonomie de l’être humain

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Pour Kant, la fin de l’être humain est de « penser par soi-même », comme l’indique la devise des Lumières selon lui : « Ose te servir de ton propre entendement ». Ce n’est donc plus à des autorités extérieures (religion, société, pouvoir politique, etc…) de définir à la place de l’être raisonnable (l’homme) ce qui est bien ou mal. C’est en lui-même, en sa propre conscience, que l’être humain doit chercher la réponse à ses interrogations d’ordre moral. Ce qui ne signifie pas pour autant faire ce que l’on veut quand on le veut. La morale s’exprime, selon Kant, en lois et en obligations et c’est pourquoi il convient de rechercher un fondement solide de la morale.

Analysant notre expérience de la moralité, Kant se demande ce qui en constitue l’essence et il la découvre dans l’idée de « bonne volonté ». Pour savoir si quelqu’un a commis une bonne ou une mauvaise action, l’essentiel n’est pas le but de l’action, mais plutôt l’intention ou le motif de l’agent qui a présidé à sa réalisation. Si l’acte est intéressé, s’il répond à un souci d’efficacité ou a pour but de satisfaire des besoins, on ne peut pas le qualifier de moral, car il est fondé sur des motifs égoïstes, variables au gré des circonstances. Un acte moral exige que la personne transcende ses tendances égoïstes et se demande non pas « Qu’est-ce que je veux ? », ou « Qu’est-ce qui me ferait plaisir ? » mais « Que dois-je faire ? Quel est mon devoir ? ». Chercher quel est son devoir manifeste une volonté morale, c’est-à-dire une « bonne volonté » (cf. l’admiration que nous éprouvons pour ceux qui sont capables de dépasser leurs motifs égoïstes pour accomplir leur devoir). C’est pourquoi une juste conception de la moralité doit séparer clairement le devoir moral de la recherche égoïste du bonheur.

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