26-08-13

Harcèlement: Des causes liées à l’agresseur

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Différents types de harcèlement ont pu être identifiés et sont liés à des caractéristiques du harceleur.

A. Le harcèlement afin de maintenir / protéger sa propre image

Des traits tels qu’une haute estime de soi, du narcissisme, un sentiment de valeur élevé ont été relevés dans les études portant sur le profil des auteurs de harcèlement.
Le harcèlement va se développer si la personne se sent menacée dans sa propre image. La jalousie (en présence, par exemple, d’une personne dotée de certaines qualités ou d’avantages professionnels tels que la compétence, la réussite, l’efficacité ou strictement personnels tels que la beauté, la jeunesse, la popularité, … ), l’envie ou des propos, des jugements tenus par un salarié qui portent atteinte à cette image idéalisée que la personne a d’elle-même vont constituer des éléments déclencheurs de la situation de harcèlement.
Les études indiquent que la jalousie serait à l’origine de 2/3 des situations de harcèlement rencontrées.
Le harcèlement est un moyen de maintenir sa propre image, d’ « écarter » le concurrent potentiel.
Le sentiment de valeur peut se combiner à du perfectionnisme et engendrer des comportements tyranniques (écraser, par exemple, ceux qui ne semblent pas « à la hauteur »).

B. Le harcèlement comme moyen d’affirmer son statut, de gagner du pouvoir

L’auteur du harcèlement désire renforcer sa position et sa propre influence.
La victime est un élément gênant dans la réalisation de ses buts et objectifs à atteindre.
A noter que le pouvoir ne vient pas uniquement et nécessairement du statut hiérarchique. D’autres sources de pouvoir peuvent être briguées et entraîner des rapports de pouvoir, des comportements dominateurs (par exemple, la maîtrise de certaines compétences spécifiques, d’informations importantes dans l’organisation, …).

C. Le harcèlement lié au manque de compétences sociales du harceleur

Certains harceleurs présentent un manque de compétences sur le plan relationnel. Ainsi, ils se caractérisent par un manque d’empathie , par le fait de faire passer leur propre intérêt avant la cohésion avec les autres, d’être peu enclins à faire des efforts à l’égard d’autrui, à être peu coopératifs, inamicaux ou soupçonneux.
Cela va être le cas également de personnes ayant un mauvais contrôle de leurs émotions qui peuvent se libérer de leur stress ou de leurs frustrations sur l’un de leurs subordonnés sans avoir toujours conscience de la façon dont leurs actes affectent autrui.

D. Harcèlement lié à des facteurs individuels

Il arrive parfois que les comportements abusifs posés par un individu soient liés à une psychopathologie individuelle plus générale.
Les personnalités perverses existent également. Certaines personnes placées, d’une manière ou d’une autre dans une position de pouvoir s’en servent pour persécuter des individus. Il existe aussi des « harceleurs à répétition » qui, dès qu’une victime sort du « jeu » s’en prennent à un autre et développent les mêmes mécanismes. Les études semblent prouver cependant que ce ne soit pas la majorité des cas de harcèlement.

E. Le harcèlement involontaire

Certains harceleurs sont plongés dans des situations qui les dépassent, qu’ils ne comprennent pas et n’ont pas conscience des répercussions véritables de leurs actes sur autrui. Ils peuvent avoir agi sans intention volontaire de nuire à autrui.
Ainsi, le harceleur est parfois un responsable hiérarchique qui est dans une fonction qui le dépasse, qui est lui-même sous pression, dans un état de tension extrême et qui décharge son stress sur les autres, sans prendre véritablement conscience des dommages que cela peut occasionner chez autrui. Il ne s’agit pas de verser dans l’angélisme ni de vouloir ôter toute responsabilité au harceleur mais il semble prudent de ne pas diaboliser trop rapidement les auteurs de situation de harcèlement.

http://www.lepsychologue.be/psychologie/harcelement-moral-causes-agresseur.php?PHPSESSID=325ac94fe3e07eeb30bc05e70fdc3ea1

http://www.espacestemps.net/articles/entre-les-violences-conjugales-et-le-harcelement-moral-le-stalking/

http://sosburnout.fr/harcelement-moral-portrait-harceleur.html

25-08-13

Harcèlement

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RIP Hannah Smith

23 Août 2013

Hannah Smith, une Britannique de 14 ans, s'est pendue le 2 août après avoir reçu sur le site internet letton ask.fme des messages insultants sur son physique, certains l'ayant même incité à se tuer, a raconté son père. Ce drame a déclenché un vif débat sur le fonctionnement de ce réseau social qui permet à n'importe quel internaute d'envoyer des messages de façon anonyme à un utilisateur du site.

Le rôle de ce site a été mis en cause par la presse dans au moins quatre autres suicides d'adolescents en un an, en Irlande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

20-08-13

Harcèlement et stress

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Harcèlement

Le harcèlement morale - Diagnostics
Professeur Philippe Corten
Psychopathologie du travail - ULB
Clinique du stress – CHU Brugmann

Les conséquences individuelles

La stratégie du harceleur est de
- Créer une situation de stress expérimental où sa victime ne peut ni fuir ni se défendre jusqu’à ce qu’elle en arrive au ‘syndrome d’inhibition’ : « quoi que tu fasses, il n’y a pas d’issue et j’aurai ta peau »
activation du cerveau reptilien
- Créer une tornade métabolique: flush d’adrénaline, libération de cortisol, augmentation du rythme cardiaque et respiratoire, emballement du métabolisme

On imagine bien l’effet silencieux et dévastateur de tels séismes répétés heures après heures, jours après jours, mois après mois…

Finalement, l’individu ne peut plus que perforer son estomac, faire un infarctus ou à tout le moins de l’hypertension, tomber en dépression, se suicider.
Très régulièrement il induit un syndrome de stress post-traumatique particulièrement long.
C’est en ce sens que le harcèlement moral est un acte de violence.  A terme, il peut conduire à la mort : une mort lente, insidieuse, indétectable.
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Tableau clinique - Phase 1: alerte

La victime ne comprend pas ce qui lui arrive, ce qui l’empêche de réagir de manière adaptée, elle ne s’aperçoit pas qu’elle est manipulée.
A ce stade seule la moitié des harcelés ont conscience d’être harcelés!
Quel que soit son comportement: échec.
Il est en butte à la dérobade.
Les agissements du harceleur se font à l’abri des regards ce qui conduit à l’isolement de la victime.
Celle-ci en ressent un sentiment de culpabilité et d’abandon de la part de son entourage.
La victime commence à mettre en doute ses compétences et ses capacités.
 La victime cherche une cause logique aux évènements et s’imagine en être responsable.
Difficile à diagnostiquer car la personne ne se plaint pas : anxiété, troubles du sommeil, ennui, médicaments, alcool,  fatigue, hyperactivité réactionnelle.

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Tableau clinique - Phase 2:  Etat de stress post-traumatique

angoisses , tachycardies, tremblements, sueurs, boules oesophagiennes.
Terreur à l’idée d’aller travailler. Phobie de s’approcher du bâtiment, du quartier où a eu lieu le traumatisme
Le retour en boucle des scènes d’humiliations, de brimades.
Attaques de panique déclenchées par des perceptions analogiques avec tel ou tel détail de scènes de maltraitance : bruit, parfum, …
Cauchemars intrusifs entraînant des réveils toutes les nuits en sueur. (L’insomnie réactionnelle est un moyen de bloquer la survenue des cauchemars)
Sentiment de culpabilité.
Atteintes cognitives : <concentration, mémoire, logique.
Atteintes somatiques : troubles digestifs, perte de poids, troubles cardiaques, troubles gynécologiques chez les femmes.

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Tableau clinique - Phase 3:  l’effondrement « cataclysme »

Nuremberg, Hiroshima, Nagasaki… la liste est longue pour évoquer l’horreur inimaginable
Décompensation anxio-dépressive majeure
Suicide
Et surtout des conséquences à long terme.

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Le prix du harcèlement moral ?

des perturbations importantes du métabolisme qui prendront un temps considérable pour se rétablir
un sommeil peu profond et non réparateur entraînant une asthénie de très longue durée, malgré le repos et l’incapacité de travail
une blessure indélébile, fragilisant la victime face à des stress ultérieurs
sans parler des gastrites tenaces, de l’hypertension, de l’anxiété, des impressions de ‘qui vive’ permanentes qui les replongent dans la situation traumatisante,…
Et ceci pour autant qu’elle s’en sorte!

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Diagnostics différentiels:

Contraintes professionnelles, conflits
Burn-out
Violence
Paranoïa
Névrose hystérique
Stress

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Stress et stress pathologique - Diagnostic et mise au point
http://homepages.ulb.ac.be/~phcorten/CliniqueStress/DocumentsStress/StressPathologique/0-Le%20stress%20patho_Plan.htm

18-08-13

Harcèlement et stress

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En France, 220.500 à 335.000 personnes ont été touchées par une maladie cardio-vasculaire, musculo-squelettale, dépression, ceci, consécutif au stress professionnel (2000).

L'état de  stress peut engendrer : 

 - des TMS (troubles musculo-squelettique) comme des douleurs musculaires ou articulaires.

 - des troubles du sommeil

 - des conduites addictives (alcool, cigarettes, jeux...)

 - des envies suicidaires (voir ci dessous et plus bas sous dépression)

 - l'apparition de diverse pathologie (cancer, dépression, maladie cardio-vasculaire, ect.

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Heinz Leyman, Docteur en psychologie du travail et professeur à l’Université de Stockholm, publie son essai « Mobbing » en 1993 (traduit en français et publié au Seuil en 1996) et met à jour le concept : « Par mobbing, nous entendons une situation communicative qui menace d’infliger à l’individu de graves dommages, psychiques et physiques.
Le mobbing est un processus de destruction, il est constitué d’agissements hostiles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante a des effets pernicieux.
Le concept de mobbing définit l’enchaînement sur une assez longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne (la cible).

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La névrose traumatique se caractérise par son début, dans les suites immédiates de la situation de travail ayant valeur de traumatisme :
L’angoisse du patient harcelé est subaiguë avec des manifestations physiques : tachycardie, tremblements, sueurs, boule œsophagienne.
Le retour en boucle des scènes traumatisantes s’impose au patient et les lui fait revivre.
Les attaques d’angoisse surgissent spontanément, déclenchées par une perception analogique avec tel ou tel détail cardinal de la scène traumatique. : bruit, couleur du mur, mimique d’une personne présente, odeur particulière....
Les cauchemars intrusifs apparaissent, entraînant le réveil immédiat en sueurs, en criant.
L’insomnie réactionnelle devient le moyen de bloquer la survenue des cauchemars intrusifs. L’insomnie, la fatigue, la lutte contre les crises d’angoisse génèrent un repli social, affectif et sexuel majeur, une altération progressive de l’état général, sur tous ses versants, somatique, cognitif, psychique :
Les atteintes cognitives sont toujours présentes : perte de mémoire, troubles de concentration, de logique.
Les atteintes psychiques entraînent : la perte de l’estime de soi, un sentiment de dévalorisation, de perte de ses compétences, un sentiment de culpabilité, une position défensive de justification, un effondrement anxio-dépressif, pouvant mener à un état d’angoisse paroxystique à évolution suicidaire (raptus suicidaire )
Les atteintes somatiques sont le signe de l’atteinte des défenses immunitaires après l’effondrement des défenses psychiques.
Elles sont de gravité croissante suivant la durée de la situation :
perte ou prise de poids importantes, atteintes de la sphère digestive, cardiaque et gynécologique chez les femmes (aménorrhées, métrorragies, plus graves encore, cancers du col, de l’ovaire, de l’utérus. ). Dans la perspective psychosomatique, la décompensation témoigne généralement de la faillite des possibilités de représentation, du débordement des capacités de liaison de la psyché, d’une situation d’impasse pour le sujet.
« La somatisation est le processus par lequel un conflit qui ne peut trouver d’issue mentale, va déclencher dans le corps des désordre endocrino-métaboliques, point de départ d’une maladie organique » (Dejours , 1993)

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Guerre de harcèlement: Guerre dont la tactique est d'épuiser l'ennemi en d'incessantes attaques.

http://www.cgslb.be/travailleurs/securite-et-sante/harcelement-au-travail/effets/

http://www.cfecgc.org/dossiers/stress/stress-harcelement-comment-reagir/

http://www.diversite.eu/pages/Les_risques_psychosociaux_stress_comportements_antisociaux_au_travail_harcelement_depression_burn_out_causes_symptomes_et_consequences-4583342.html

http://stephanne.over-blog.com/pages/Statistiques_stress_harcelement_et_couts-68497.html

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/definitions.pdf