31-10-13

Empire américain: Le réarmement de l'Allemagne nazie...

Ford, General Motors et le Troisième Reich : une collaboration “hautement profitable”

Il y a près de soixante ans, les GIs américains qui se battaient en Europe contre les troupes d'Hitler eurent la surprise de découvrir que les militaires allemands conduisaient des camions Ford. S'ils avaient porté leurs regards vers le ciel, ils auraient pu voir voler les avions nazis construits par Opel, une filiale de General Motors (GM). En 1939, les filières allemandes de General Motors et Ford approvisionnaient 70% du marché allemand de voitures. Les filiales allemandes de ces deux géants de l'automobile ont aussi fabriqué du matériel militaire pour les armées de l'Etat fasciste. Des recherches historiques ont établi que certains des dirigeants de ces deux firmes collaborèrent à la conversion en industries militaires des usines Ford et GM d'Allemagne et des zones occupées de France et de Pologne.

Un chercheur, Bradford Snell, a comparé l'importance relative, pour les fascistes allemands, de la Suisse — qui a facilité les activités financières des nazis durant la seconde guerre mondiale — avec celle de GM. Snell écrit : "La Suisse était juste une caisse de dépôt pour l'argent des pillages. Par contre, GM faisait partie intégrante de l'effort de guerre allemand. Les Allemands auraient pu envahir la Pologne et la Russie sans la Suisse. Ils n'auraient pu en faire autant sans GM".

Au sujet des rapports entre Ford et les Nazis, l'historienne Miriam Kleinman écrit : "Quand vous pensez à Ford, vous pensez au baseball ou aux donuts. Vous ne pensez pas au portrait d'Henry Ford qu'Hitler avait accroché dans son bureau." De fait, les rapports entre Henry Ford et le dictateur allemand sont antérieurs à la prise de pouvoir par les Nazis, en 1933. Parmi les anti-sémites, Henry Ford s'est distingué en publiant de nombreuses calomnies contre le peuple juif dans un journal qui lui appartenait. Si bien qu'en 1931, Hitler disait, dans le Detroit News : "Je considère Henry Ford comme une inspiration." L'admiration était apparemment réciproque. En juillet 1938, Henry Ford acceptait une médaille du gouvernement allemand, la plus grande récompense qui pouvait être remise à un étranger par les Nazis. Un mois plus tard, James Mooney, un haut dirigeant de GM, recevait également une médaille du gouvernement allemand "pour les grands services rendus au Reich." L'écrivain anglais Charles Higham cite ces paroles de Mooney, en 1940 : "Hitler est dans le vrai, et je ne ferai rien qui puisse le contrarier."

A la fin de la guerre, Henry Schneider, un enquêteur de l'armée américaine, qualifiait la filiale allemande de Ford d'"arsenal du nazisme, du moins pour les véhicules militaires". D'après Schneider, ce dispositif avait l'approbation des dirigeants de Ford, aux USA. La reconnaissance des Nazis pour Ford et GM était bien fondée : les camions "Blitz", produits dans une usine construite par GM à Berlin, étaient une composante majeure de la "Blitzkrieg", l'agression allemande contre ses pays voisins : la Pologne, l'URSS et la France. Opel, la filiale allemande de GM, et Ford-Allemagne étaient les deux premiers constructeurs de camions pour les forces militaires allemandes.

La relation mutuellement avantageuse entre les deux géants américains de l'automobile et l'Etat fasciste dépassait largement le cadre du commerce de camions. Schneider affirme que Ford livrait aux Allemands de grandes quantités de caoutchouc, une matière vitale pour assurer la mobilité des armées fascistes. L'écrivain Snell accuse GM d'avoir fourni au régime nazi la technologie nécessaire pour produire du carburant synthétique. Snell dit avoir été informé par le chef des armées nazies Albert Speer que, sans cette technologie, Hitler "n'aurait jamais songé à envahir la Pologne." Le déchaînement de la guerre en 1939 n’a donc pas du surprendre GM ou Ford; ces deux firmes qui ont rivalisé pour le marché allemand depuis les années 1920.

Dans les six années précédant la seconde guerre mondiale, les Nazis s’étaient attribué le devoir de persécuter les ennemies du fascisme en Allemagne, notamment les communistes, les sociaux démocrates et les juifs. En amorçant la guerre, l’état Hitlérien visait simplement ses ennemis extérieurs, les peuples Européens. L'assaut allemand contre la Pologne, en 1939, qui opposa les tanks allemands à la cavalerie polonaise, n'a pas mis fin à l'étroite coopération entre les filiales allemandes de Ford et de GM et l'Etat fasciste. Quelques semaines après l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'armée nazie, en 1939, Alfred P.Sloan, le patron de GM, remarquait que la production et les ventes de GM en Allemagne étaient "hautement profitables." James Mooney, qui dirigeait les filiales européennes étrangères de GM, eut des entretiens avec Hitler deux semaines après l'invasion de la Pologne, à la suite de quoi les filiales allemandes de GM continuèrent de fabriquer du matériel de guerre pour l'armée nazie.

Le chercheur Charles Higham soutient que les filiales de Ford qui se trouvaient dans la France occupée par les Allemands continuèrent de produire des camions pour l'armée nazie après 1941, et que Ford ouvrit une autre filiale en Algérie, pour fournir au Général Rommel des camions et des voitures blindées. En avril 1943, le secrétaire américain au trésor Henry Morgenthau estimait que la production de la filiale française de Ford était "au seul profit de l'Allemagne", qui avait "clairement démontré sa volonté de protéger les intérêts de Ford."

http://www.lariposte.com/19/Nazis2.htm
http://www.instantcube.com/discernement/rearmementnazi.html

http://questionscritiques.free.fr/Bush/Prescott_Bush_Hitler.htm

L'empire americain

Les élites politiques à Tokyo sont de plus en plus enclines à utiliser une image déformée de la Chine pour soutenir leurs projets politiques et militaires. Suite à une série de propos provocateurs énoncés par le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera a versé de l'huile sur le feu mardi, affirmant que Beijing a "mis en péril la paix" en raison de ses "intrusions" près des îles Diaoyu. "Dans une interview accordée vendredi dernier à un quotidien américain, M. Abe a refait le même tour de passe-passe en se créant un faux ennemi, laissant entendre que la Chine pourrait avoir recours à la force pour changer le statu quo de la région et briser sa promesse de poursuite de développement pacifique. Concernant la question des îles Diaoyu, qui constituent une partie inhérente du territoire chinois, c'est le Japon qui cherche à ébranler le statu quo régional. Tokyo s'est engagé en farce à acheter les îles chinoises de mains privées l'année dernière, suscitant des frictions entre les deux plus grandes économies asiatiques. S'il y a un pays d'Asie de l'Est qui cherche à renforcer sa puissance militaire, c'est bien le Japon. Le gouvernement de droite de M. Abe est allé plus loin cette année avec un projet visant à réviser la constitution pacifiste de l'après-guerre. La démarche, qui permettrait au Japon de développer une armée à part entière, a mis ses voisins en état d'alerte en raison de souvenirs amers de l'agression japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. En outre, des membres du cabinet japonais ont effrontément visité le célèbre sanctuaire de Yasukuni, qui honore 14 criminels de guerre de classe A. Il s'agit d'un acte brutal défiant l'ordre international d'après-guerre. Le Japon a imputé les tensions régionales à la Chine, mais a apparemment fait la sourde oreille aux messages répétés de la nouvelle direction de Chine que le pays s'en tiendra toujours à la voie pacifique de développement.

Lire plus sur :  http://www.chine-informations.com/actualite/renforcement-...

http://www.mondialisation.ca/le-reseau-mondial-des-bases-...

26-08-13

Etats-Unis: Attaques chimiques contre l'Iran

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La CIA a aidé Saddam Hussein à mener des attaques chimiques contre l'Iran en 1988. C'est ce qu’affirme Foreign Policy, documents déclassifiés et témoignages de hauts-gradés américains à l'appui.

Des rapports jusqu'à présent secrets, qui prouvent que, dès 1984, les renseignements américains savaient que leur allié officieux de l'époque, l'Irak de Saddam Hussein, en guerre contre l'Iran de 1980 à 1988, détenait un stock d'armes chimiques, composé de gaz moutarde et de sarin. Deux substances létales, dont l'usage est interdit par le protocole de Genève, ignoré par l'Irak, mais ratifié par les Etats-Unis dès 1975.

"Les Irakiens ne nous ont jamais dit qu'ils comptaient utiliser des gaz neurotoxiques. Ils n'en avaient pas besoin. Nous le savions déjà", a confié à Foreign Policy le colonel retraité Rick Francona, spécialiste du Moyen-Orient pour les renseignements américains.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/26/secret-defense-la-cia-a-aide-sadam-hussein-a-gazer-les-troupes-iraniennes/

Photo: Queue body of Iranian student victims by Iraqi Bombers Attack to a school in Borujerd at 10 January 1987.
فارسی: سالن ورزشی آیت‌الله طالقانی در بروجرد. اجساد دانش‌آموزان ایرانی که بر اثر حملهٔ هواپیماهای عراقی در ظهر ۲۰ دی ۱۳۶۵ شهید شدند.