12-08-13

La Belgique: Un État bourgeois

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Après la révolution la Belgique devient un État bourgeois. En effet, par le biais du suffrage censitaire, la bourgeoisie contrôle l'appareil politique. L'économie est également aux mains de cette classe. Dans son ensemble, tant au nord qu'au sud du pays, la bourgeoisie est francophone et que la Belgique est donc conçue comme un État unilingue francophone.

Cette bourgeoisie est divisée en deux courants idéologiques, le catholicisme et le libéralisme, qui s'étaient alliés pendant la période hollandaise pour s'opposer ensemble à la politique du roi Guillaume Ier des Pays-Bas. Les institutions belges seront le fruit de cet accord : l'Église est séparée de l'État selon les principes de Félicité de Lamennais (Constitution adoptée en 1831) : c'est ce modèle qui fait de l'État belge un État laïque (le mot Dieu est absent de la Constitution), même si le pays était à plus de 90 % catholique à l'époque et si le clergé y était puissant). Mais il s'agit d'une laïcité pluraliste, très différente de la laïcité française républicaine. Cette alliance entre catholiques et libéraux persiste dans les premières années du nouvel État, afin de pouvoir faire face à l'urgence de la situation internationale, mais très vite les antagonismes réapparaissent.

S'engagent alors des luttes entre les deux partis, les catholiques (la 'droite') et les libéraux (la 'gauche'). Les libéraux vont pouvoir concurrencer les catholiques jusqu'en 1884, mais cette année-là la gauche perd le pouvoir et la droite gardera une majorité absolue jusqu'à la Première Guerre mondiale. Dès 1894 et l'instauration du suffrage plural, les socialistes font leur entrée au Parlement et ravissent aux libéraux la place de deuxième force politique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Belgique_de_1830_%C3%A0_1914

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